Birdman de Alejandro Inarritu

Dans la catégorie des films qui sont encensés par les prix (4 oscars, 2 Golden Globes), en voici encore un vu récemment où j’ai dû passer à côté, car je n’ai absolument pas accroché.

Le synopsis : « À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego… »

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La Compagnie Hisse et Eau

La Compagnie Hisse et Eau, c’est d’abord la rencontre avec une jeune fille, Mathilde Marillat, qui a marqué profondément notre famille et nos cœurs pour toujours.

Tout juste débarquée d’Aubusson, le hasard a voulu qu’une de ses petites annonces déposée chez le boucher rencontre alors ma petite famille tout juste débarquée elle aussi dans notre nouvelle ville et nouvelle vie, pour garder mes jumeaux, alors en dernière section de maternelle, à la sortie de l’école.

Ce fut un coup de foudre jamais démenti, et même si elle n’a pu rester avec nous que deux ans comme baby-sitter, nous avons suivi toutes ses années de formation à l’école d’art dramatique Jean Périmony.

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Ida de Pawel Pawlikowski

A quoi voit-on qu’on vieillit ? aux ridules ? aux premiers cheveux  blancs ? à nos défauts auparavant charmants qui s’accentuent ?

Très certainement, mais il y a un signe qui ne trompe pas : c’est se mettre à aimer des choses qu’on aurait détesté plus jeune. Petite, j’imaginais qu’être adulte c’était boire du café et écouter de la musique classique ; j’ai longtemps cru aussi que c’était dépasser ses parents en taille mais comme cela n’est jamais arrivé, le déclic a été long à opérer.

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Prendre du plaisir avec ses enfants

De la joie des moments partagés

Quand je suis devenue maman, il m’est apparu assez rapidement que le meilleur moyen de passer de bons moments avec ses enfants, quel que soit leur âge, c’est de vivre ensemble des instants que j’appelle dans mon jargon des moments de qualité (jargon qui est en fait issu des « Langages de l’amour » de Gary Chapman).

La culpabilité étant un sentiment que nous, les femmes en particulier, avons tendance à transformer en notre meilleure amie (ou ennemie d’ailleurs) tant la pression d’être bonne épouse, bonne mère, bonne amie est forte, sentiment généralement décuplé quand on travaille en plus et à plein temps, il devient vite une question de survie de s’en débarrasser rapidement. Ou à défaut de s’en extraire totalement, de limiter son impact sur nos actions quotidiennes.

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Les Concerts de la Sainte Chapelle

La Sainte Chapelle, c’est un joyau du gothique rayonnant, réalisée sous le règne de Saint Louis en sept ans pour abriter les plus précieuses reliques de la chrétienté, dont la Couronne d’épines du Christ.

Unique vestige, avec la Conciergerie (devenu tribunal révolutionnaire et prison de Marie-Antoinette), du Palais de la Cité, et sis dans l’enceinte de l’actuel Palais de Justice, on ne peut que s’émerveiller devant ses vitraux exceptionnels de 15m de hauteur, représentant 1 113 scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament.

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Mes cadeaux du Ciel

S’il y a bien une chose qui reste pour moi une source d’émerveillement permanent, ce sont mes enfants.

Étant habituée à vivre entourée de familles aux nombreux enfants, et ayant eu moi-même quatre frères et sœurs, les enfants m’ont toujours semblé quelque chose de très naturel et plus jeune, je ne m’imaginais pas autrement qu’entourée de bambins.

Peut-être que si leur venue au monde n’avait pas été aussi spectaculaire, mon rapport à mes enfants aurait été très différent. Mais outre le fait qu’au final il ne nous a pas été si facile que ça d’avoir des enfants, il est fort probable qu’à une autre époque ils n’auraient jamais vu le jour. Enceinte, j’ai manqué de les perdre plusieurs fois, entre hôpital et maison, il a vite fallu que je reste alitée.

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Juste la fin du monde de Xavier Dolan

Je sors du cinéma de Vincennes et de la projection du dernier film de Xavier Dolan « Juste la fin du monde ».

Qu’en dire ? Franchement je n’en sais rien. Les amis avec qui j’étais sont également sortis perplexes et pourtant, nous aimons tous le cinéma de Dolan.

Le casting est cette fois-ci 100% français : Léa Seydoux, Marion Cotillard, Vincent Cassel, Gaspard Ulliel, Nathalie Baye. On peut regretter cependant le charme de l’accent canadien de ses précédents films qui leur conférait une originalité toute particulière, mais c’est un détail.

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Teatro d’Amore de Monteverdi

C’est en regardant le Pont des Arts d’Eugène Green, sur fond de musique baroque, et en particulier le Lamento Amor, que j’ai eu envie de me replonger dans l’œuvre de Monteverdi.

Au hasard d’une recherche sur deezer, je suis tombée sur cette remarquable et originale interprétation du Teatro d’Amore par Christina Pluhar et son ensemble l’Arpeggiata, dont je suis tombée follement amoureuse.

J’ai écouté par comparaison celle de Marcon que j’apprécie énormément dans sa direction des œuvres de Vivaldi avec son divin violoniste Carmignola, mais même si l’interprétation est également magnifique quoique plus traditionnelle, le dynamisme et la vivacité de l’interprétation de Christina Pluhar font de cet enregistrement une musique tout à fait remarquable.

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Un pedigree de P. Modiano

Si vous aimez l’œuvre littéraire de Patrick Modiano et l’acteur Edouard Baer, alors cette représentation est pour vous.

On y découvre le talentueux Edouard Baer, seul en scène, dans un rôle inhabituel, grave et empli d’émotions, où sa voix si chaude et particulière se met au service du récit autobiographique de P. Modiano, « Un Pedigree ».

Le public est acquis pendant cette petite heure de monologue tout en finesse et pudeur, où l’acteur sait brillamment s’effacer au profit de ce court texte extrêmement touchant.

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Les parts de tarte

Les tartes de mon enfance devaient être coupées en parts égales

J’ai vécu mon enfance au travers du prisme guerrier que la vie est une jungle et qu’il faut se battre pour obtenir ce que l’on souhaite. Seconde d’une famille de cinq enfants et entourée de trois frères, il m’a été donné de développer très rapidement un instinct de survie si je voulais trouver ma place au sein d’une famille nombreuse.

La maison était grande mais comme souvent dans les vieilles demeures, aussi charmantes et magnifiques soient-elles, elle était dotée de peu de pièces. Les chambres étaient immenses mais il n’y en avait que trois pour cinq enfants, dont deux commandées. La chambre convoitée était celle au-dessus de la cuisine, car elle était indépendante avec un petit lavabo. Autant dire, qu’avoir une chambre à soi et fermée était donc un immense privilège et que nous avions hâte de voir les uns et les autres partir de la maison pour pouvoir investir les lieux.

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