Et la lumière fut de Jacques Lusseyran

« La joie ne vient pas du dehors. Elle est en nous quoiqu’il nous arrive.

La lumière ne vient pas du dehors. Elle est en nous, même sans les yeux. »

 Pour commencer cette nouvelle année, je vous adresse comme vœu cette petite pépite reçue en cadeau de Noël, qui boucle une merveilleuse année passée en partie avec vous lecteurs et qui a démarré en septembre 2016.

Ce profond désir de partager une quête de la joie et de la liberté intérieure ancrées dans le temps présent m’a permis de sauter le pas de ce petit blog et conduite à coucher des mots qui me trottaient dans la tête depuis longtemps.

Ils ont réussi à émerger pour finir par vivre de façon autonome, me dépasser et occasionner des rencontres inédites, discrètes ou plus intenses, toujours riches et toujours émouvantes, ne serait ce que parce que je ne connais pas la majorité d’entre vous ni la plupart des auteurs que j’ai pu lire, visionner ou aller voir cette année.

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Sans même un adieu de Robert Goddard

En cette période de fin d’année propice à la rêverie et à la lecture, je sors des livres spirituels et des portraits pour vous parler aujourd’hui de cette jolie maison d’édition que j’affectionne particulièrement : Sonatine éditions.

Les romans sont souvent dénigrés par les grands lecteurs ou les intellectuels, considérés à tort comme un art mineur et tristement relégués au rang de pur divertissement.

Comme cela est fort dommage !

Si nous considérons que le roman, bien au contraire, est l’art de décrypter la nature humaine dans toute sa complexité, à travers une époque et des circonstances bien déterminées, il devient un art majeur, comparable à nul autre pareil pour appréhender ses semblables.

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Bonté divine ! du Père Zanotti-Sorkine

« Il ne suffit pas de dénoncer, il faut vivre autrement». Georges Haldas.

Il n’est plus besoin de présenter ce prêtre éblouissant à la foi irradiante, au parcours atypique, tour à tour poète, écrivain, chanteur, apôtre infaillible du Christ, à la plume enlevée et au verbe lumineux.

Si le Ciel nous envoie des pêcheurs d’hommes pour remuer les consciences au moment où nous en avons le plus besoin, nul ne peut douter que le Père Zanotti-Sorkine, tout comme le Pape François, fait partie de ces êtres hors norme et hors cadre, pétris du feu de Dieu, dotés de cette capacité à toucher les âmes, remuer les cœurs, bouger les lignes, nous tirer vers le haut, en rendant  Dieu, Jésus, la Vierge Marie et tous les Saints, vivants, accessibles, présents dans notre quotidien.

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L’homme Sapience

Stat Crux dum volvitur orbis (La Croix demeure tandis que le monde tourne)

J’ai longuement hésité à dresser le portrait de l’homme Sapience, car étrangement, il est plus difficile de parler d’êtres très proches en raison de l’impudeur dévoilée qui peut jaillir des grandes intimités.

Mais l’homme Sapience a 30 ans aujourd’hui.

Tout juste 30 ans avec cependant la maturité d’un homme qui aurait déjà eu dix vies.

L’homme Sapience, il se balade aussi sur mon arbre généalogique, pas loin de l’homme Baloo avec qui il forme une paire hors pair et pas uniquement en raison de la stature, mais il ne faut pas se fier à la place que les règles en la matière lui octroieraient en raison d’une simple année de naissance. Il est hors cadre, hors règles générales, hors postulat de base, insaisissable et cependant si accessible.

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L’homme Baloo

Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux, se satisfaire du nécessaire.

L’homme Baloo, tout comme la femme Concrète, est un spécimen unique en son genre. A tout le moins, pour être précis, un exemplaire non égalé dans mon entourage.

Sa devise pourrait être une citation de Paul Valéry :  « L’homme heureux est celui qui se retrouve avec plaisir au réveil » ou de Horace « Aucun poème écrit par un buveur d’eau ne peut connaitre un succès durable. »

L’homme Baloo a le physique de l’homme mythique, mais version » gaulois » : blond, barbu, des mains de charpentier, une force herculéenne, un physique imposant.

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Whiplash de Damien Chazelle

Je voudrais parler aujourd’hui d’un film sorti en 2014, revu tout récemment : Whiplash,  film dramatique américain, écrit et réalisé par Damien Chazelle.

Un film magnifique,  mais qui semble injustement trop méconnu en dépit de ses 14 prix et 16 nominations.

Nous pouvons lire sur l’affiche « duel inoubliable », « jouissif », « une révélation », et pour une fois, ces termes sont loin d’être galvaudés.

Nous suivons Andrew (Miles Teller), 19 ans, qui ambitionne de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Au sein du prestigieux conservatoire de Manhattan où il s’entraine avec acharnement, il est rapidement repéré par Terence Fletcher (J. K Simmons), professeur impitoyable et intraitable, en charge du fleuron des orchestres de jazz de cette école.

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La liberté intérieure de Jacques Philippe

« Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu »

Ce soir, je voudrais vous parler d’une petite pépite.

Un livre qui vous fait aimer davantage celui ou celle qui vous en a parlé, qui vous dilate le cœur, vous magnifie, vous transcende (j’adore ce mot, on pourrait écrire des tartines sur le verbe transcender, il est magnifique et tellement évocateur).

Un livre de 162 pages à 8,10 €, qu’il serait donc fort dommage de ne pas s’offrir surtout quand on en lit le titre, le clame, y aspire profondément : la liberté intérieure.

Un vaste programme d’une simplicité évangélique au fond, mais les choses les plus simples sont curieusement les plus difficiles à mettre en œuvre.

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L’homme mythique

Après quatre portraits de femmes, je décide ce soir de m’essayer aux portraits d’homme.

Avec du recul, c’est amusant que mes amies féminines m’aient inspirée plus spontanément que mon entourage masculin, alors que, je dois l’avouer, je me sens généralement plus d’accointance avec la gente masculine. Je dois peut-être, et fort certainement, mettre cela sur le compte de la personnalité de mes amies si différente de la mienne, qui, par certains côtés, me fascine et leur confère un aspect tout à fait extraordinaire.

Les hommes sont souvent de bonnes amies sans en avoir les défauts, ce qui permet à mon sens des relations tout à fait hors normes, hors cadre, de franche camaraderie, sans jalousie ni comparaison, et mes meilleures soirées de rigolade sont le plus souvent celles que j’ai passées avec mon entourage masculin.

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Elvire au pays de l’Ennéagramme

« De la faille, jaillit la lumière »

Il était une fois, au royaume de l’Ennéagramme, un Roi et une Reine qui décidèrent de réunir les sujets de leurs neuf territoires, pour qu’ils expérimentent ensemble le bonheur de la richesse et de la diversité de la nature humaine.

Officiellement, le carton d’invitation indiquait « apprendre à mieux se connaître pour oser changer ». Mais le Roi et la Reine savaient dans leur for intérieur qu’apprendre à mieux se connaître est l’antichambre du chemin de l’acceptation de soi, non pas en tant que résignation ou révolte, mais comme source de  conquête de sa liberté intérieure.

Cependant, le Roi et la Reine ne brusquent jamais, ils proposent sans forcer, et offrent les outils pour que de nos blessures et de nos faiblesses jaillissent les talents qui nous animent, dans une douce évidence.

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Je suis en panne

Certains me réclament des billets mais je suis désolée, c’est affreux, je n’ai plus rien à dire, plus d’inspiration, que dalle. J’en ai commencé plusieurs mais je n’arrive pas à les finir.

Je cherche le carburant mais il faut croire qu’il faille me remettre en chemin pour trouver ce qui va alimenter la source qui s’est tarie.

Pour des besoins professionnels, j’ai passé ma journée en voiture, et un mot est revenu dans nos conversations en ce jour post Primaires, c’est celui de « clivant » : la politique est clivante, la religion est clivante, nos convictions sont clivantes, les débats sur facebook sont clivants, certaines relations sont clivantes, le poids du passé est clivant, les valises que nous trainons sont clivantes et il est facile de se perdre dans ces méandres qui finissent par obscurcir voire cacher le Cap.

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