Et la lumière fut de Jacques Lusseyran

« La joie ne vient pas du dehors. Elle est en nous quoiqu’il nous arrive.

La lumière ne vient pas du dehors. Elle est en nous, même sans les yeux. »

 Pour commencer cette nouvelle année, je vous adresse comme vœu cette petite pépite reçue en cadeau de Noël, qui boucle une merveilleuse année passée en partie avec vous lecteurs et qui a démarré en septembre 2016.

Ce profond désir de partager une quête de la joie et de la liberté intérieure ancrées dans le temps présent m’a permis de sauter le pas de ce petit blog et conduite à coucher des mots qui me trottaient dans la tête depuis longtemps.

Ils ont réussi à émerger pour finir par vivre de façon autonome, me dépasser et occasionner des rencontres inédites, discrètes ou plus intenses, toujours riches et toujours émouvantes, ne serait ce que parce que je ne connais pas la majorité d’entre vous ni la plupart des auteurs que j’ai pu lire, visionner ou aller voir cette année.

Je souhaite donc ardemment dire en ce 1er janvier 2017 combien je suis émerveillée que via quelques billets partagés, il m’ait été possible d’approfondir la connaissance de soi et des autres, tournée vers cette envie de grandir, de changer, de suivre ce fameux cap vers l’Essentiel, en créant des liens qui dépassent notre condition humaine, portée par cet amour de l’autre, des autres, de la vie, de la création, le tout illuminé par la Grâce.

Jacques Lusseyran, que j’ai lu entre le 31 décembre 2016 et ce premier jour de l’année 2017, ne manque pas de nous le rappeler avec force, à travers son autobiographie qui est un incroyable exemple d’amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l’adversité.

Devenu aveugle à 8 ans suite à un accident, Jacques Lusseyran, va transformer ce malheur irréparable en une véritable victoire sur la vie, en développant une vie intérieure à travers laquelle les mots, les personnes, les chiffres, les objets seront revêtus d’une lumière et d’un déferlement de couleurs. Agé de 16 ans au moment où la seconde guerre mondiale éclate, il va entrer rapidement en résistance avec des étudiants des lycées parisiens « Les volontaires de la Liberté » en publiant et distribuant des journaux puis en rejoignant le mouvement « Défense de la France ».

Arrêté en 1943 par la Gestapo, il sera déporté à Buchenwald en 1944 dont il sera un des rares rescapés.

« Nous voulons que la défense de notre nation soit celles de toutes les nations. En défendant la France, nous défendons aussi la personne humaine et sa liberté de choisir et d’oser ».

Véritable ode à la vie, à l’amitié, à la foi, à l’honneur, ce livre n’a pas été sans me rappeler un autre livre « Avec Dieu au Goulag » de Walter Ciszek, jésuite interné 23 ans en Sibérie.

A travers le double regard de la cécité et des horreurs de la guerre, la nature humaine se livre dans sa crudité, dans son essence, et la beauté émerge là où nos limites et notre confort nous rendent aveugles.

« La réalité, c’est Ici et Tout de Suite. C’est la vie que vous êtes en train de vivre, là dans la seconde. N’ayez pas peur d’y perdre votre âme : Dieu est dedans ».

 Je vous souhaite une belle année sous le signe de l’ivresse : l’ivresse de l’amour, l’ivresse de l’amitié. Dans ce monde vacillant, c’est la seule chose qui peut nous sauver.

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1 réponse
  1. Gustave
    Gustave dit :

    Chère et si précieuse Elvire. Merci pour ce billet, ce vœu, cette Espérance qui irradie votre vie, vos écrits. À mon tour de former le vœu que votre blog vous conduise à oser écrire un premier livre. Votre talent est immense et vous avez tant de choses à nous dire. Je l’attends je l’espère, et serais votre premier lecteur.

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