A la découverte des parfums de Cheyenne-Marie Carron

« Depuis mes débuts au cinéma, le parfum a toujours été un élément important dans mes films. Plus généralement, cinéma et parfum entretiennent une relation naturelle et profonde dans l’imaginaire collectif. Depuis un an, j’ai décidé d’aller plus loin dans cet alliage entre mes deux passions, et de raconter des histoires autrement : des histoires olfactives qui éveillent l’imagination, les sens et les souvenirs, et ce, à travers des fragrances de ma création… Car, au cinéma comme dans le parfum, l’objectif reste le même : créer une émotion, une réflexion, faire voyager ; et aussi, si possible, enchanter la vie. »

 

Cheyenne-Marie Carron, j’en avais longuement parlé ici. Pourquoi cette réalisatrice, plutôt qu’une autre ? tout simplement parce que sa personnalité m’avait séduite, que ses convictions défendues avec fougue et ténacité pourraient être les miennes, que les thèmes qu’elle aborde dans ses films sont loin d’être évidents, qu’elle soulève des montagnes pour parvenir à réaliser et produire ses films avec peu de moyens, qu’elle a des passions multiples, qu’elle est ravissante, en un mot c’est une femme complexe, assumée et qui s’assume. Lire la suite

La gazette culturelle de février – saison 2

La neige est partie, madame devrait être aux anges.

Oui ! sauf que, car il y a souvent un « sauf » ou un « mais » sachant que nous sommes toujours en hiver, nous vivons une expérience actuellement surprenante : habiter au pays de Picard.

Je regarderai avec davantage de commisération ces petits aliments qui sortent tout droit de cet indispensable magasin pour mamans pressées, sachant désormais à quel point l’expérience est douloureuse.

Avec le froid, il y a en effet une notion absolument formidable que j’ai découverte récemment : la température réelle et la température ressentie. Bien sûr, là aussi, tout habitant d’un pays subissant des mois de neige et températures arctiques vous diront : ah bon, tu ne savais pas cela ???? avec un air limite affligé.  Non, non, je confirme, je ne connaissais pas. Il fait bon, doux, chaud, il y a parfois des vents froids, mais jamais au grand jamais, il ne m’est arrivé de dire : oh il fait 25 degrés mais je ressens 40.

Mais ça, c’était jusqu’à maintenant : en ce moment, le thermomètre affiche -8°, et le ressenti réel est clairement que vous allez crever. Si avec la neige, vous marchez à pas feutrés pour éviter les glissades, avec le froid au ressenti d’un Mister frizz collé à votre peau, vous marchez d’un pas vigoureux. Car chaque pas vous rapproche du congélo, vos membres s’engourdissent, votre rhume se fige, vos mains peinent à sortir ne serait-ce qu’un ticket de métro du portefeuille, la cigarette tremble dans vos doigts et en à peine dix minutes, vous finissez comme le papa pingouin.

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Gazette culturelle de février

Gazette culturelle de février

Que lire, que voir, qu’écouter en février, quand le temps est gris, froid et que la neige, qui n’est poétique qu’en vers, est l’occasion de vous retrouver les quatre fers en l’air sur des trottoirs glissants ? Là tout de suite j’entends déjà les noooon, c’est super chouette la neige, les bonhommes de neige, la blancheur … oui au ski peut-être avec les bonnes chaussures, le manteau qui tient chaud … etc etc … et encore … Dans la vraie vie de tous les jours, avec de la neige sur les trottoirs, vous marchez à petits pas de chinois, la tête baissée pour éviter de vous péter la figure, le bras en l’air avec un parapluie pour tenter de limiter l’afflux de flocons qui se glissent dans, sous, à travers votre écharpe et vous faites des « oups » à intervalles réguliers quand votre pied dérape et que vous vous rattrapez de justesse (ou pas).

Vous cherchez désespérément des paires de bottes pour vos gamins au fin fond de l’armoire, celles que vous gardez « au cas où… », pour finir par vous apercevoir avec désespoir qu’elles sont trop petites de deux pointures mais que leurs chaussures sont tellement trempées qu’il n’y a pas d’autre solution que de leur enfiler de force au chausse-pied en recroquevillant les orteils. Les gants qui gisent dans un panier de l’entrée ont la même manie curieuse et exaspérante que leurs copines les chaussettes, ils finissent toujours en exemplaire unique et vous retournez ciel et terre pour retrouver le jumeau ou la jumelle en maugréant. Que vous viviez dans une maison de 200 m² ou un petit appartement où les coins pour se cacher restent limités, il demeure un grand mystère que celui de ces gants et chaussettes qui n’ont de cesse de vouloir vivre seuls alors qu’ils n’échappent à la poubelle que lorsqu’ils restent unis. Parabole ?

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Un 31 janvier …

J’aime particulièrement la date du 31 janvier car c’est celle de mon anniversaire.

Ne me demandez d’explication, je n’en ai pas, mais le 31 janvier c’est un jour de joie, où je me sens généralement en pleine forme. Je n’hésite pas à crier à tue-tête et en maintes occasions qu’il s’agit du jour de ma naissance, ce qui généralement déride rapidement l’atmosphère d’une réunion de travail, d’un chauffeur de taxi énervé ou d’un serveur fatigué… Vous recevez des mots adorables, des témoignages d’affection, parfois des cadeaux, en un mot, c’est un jour fabuleux.

Point de coquetterie en la matière sur le temps qui passe, les premières rides, le cheveu blanc, cela m’est complètement égal le jour J car …. c’est mon anniversaire !

Je partage le 31 janvier avec l’exceptionnel Saint Jean Bosco, décédé en 1888 le même jour, ce qui, en 2018 et si mes calculs sont bons, revient cette année à fêter les 130 ans de sa mort.

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Alix D. Reynis

L’art de la porcelaine

Que les lecteurs inquiets cessent de l’être : non, je n’ai pas arrêté mon blog.

Mais pour écrire et partager quelque chose, il me faut avoir l’esprit disponible et ces derniers jours, je l’étais moins. Le blog est un loisir, plus que très agréable pour moi, mais il s’inscrit dans les espaces temps qui se libèrent et le quotidien, aussi magique que nous aimerions le percevoir, s’impose parfois de façon plus prégnante qu’à d’autres moments.

Bien qu’ayant lu quelques ouvrages, je ne vais cependant pas vous parler littérature ce soir, mais poursuivre la série des billets consacrés à l’art de vivre sublimé et mis en valeur par nos contemporains.

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Peur ou pudeur?

Dans cette froideur apparente il y a de la pudeur, et les sentiments vrais en ont besoin. Alfred de Vigny

Lorsqu’on vient d’une famille où, pour la plupart d’entre nous, les émotions les plus exacerbées sont celles qui se manifestent dans les pirouettes intellectuelles et les jeux de mots, où les flottements de vie sont balayés par le rire et la tristesse vécue dans son intimité, il est vrai que nous ne pouvons qu’être décontenancés devant des natures qui sont tout émotion, où les larmes sont prêtes à jaillir à la moindre occasion et qui manifestent leur enthousiasme par explosions de gestes et de paroles.

Avec le temps, les lignes ont certes bougé, les paroles se sont déliées, les gestes sont devenus plus spontanés et des « bonjour ma fille que j’aime » ou des « mon frère que j’aime » ont remplacé (parfois) les sempiternels « allô oui j’écoute ? » exprimés d’une voix de fausset ou les « ouiiiiii ? » idiots qui masquent d’emblée une confidence jetée rapidement.

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A Paris chez Antoinette Poisson

L’art de la dominoterie

Passionnée par tout un tas de sujets qui dépassent largement la littérature, il me tient à cœur en ce moment de rendre hommage aux créateurs ou aux créations d’exception, que ce soit de grandes maisons ou des entreprises plus récentes, qui ont pour point commun de transmettre ou faire revivre un savoir-faire artisanal, témoignage exceptionnel d’un savoir-vivre et d’un savoir-être à la française.

On ne m’ôtera pas de l’idée que le café est meilleur dans un joli mug, ou que les mots couchés sur du beau papier sont plus agréables à lire. Luxe ou raffinement, superficialité ou inutilité, tous les goûts sont autorisés, mais à titre personnel, je suis particulièrement sensible à une ambiance, une atmosphère, aux objets qui nous entourent, non par goût immodéré de la possession, mais parce que ces petits riens qui forment le tout dans lequel nous évoluons, respirons, posons nos regards, vivons au quotidien, participent à l’unicité de notre être, cette sensation de se sentir chez soi et en harmonie. Ce qui est vrai en littérature ou en musique, l’est aussi dans les objets, et lorsqu’une sculpture, une gravure, un tableau, un meuble ou même un simple bibelot trouve sa place chez soi, il porte en lui ce lien indirect avec ceux ou celles qui l’ont précédemment détenu, vous l’ont offert ou qui l’ont créé dans l’intimité de leurs ateliers.

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Buly 1803, officine universelle

Installé rue Saint-Honoré à Paris en 1803, Jean-Vincent Bully, (avec deux « l ») fut l’un des premiers parfumeurs à s’ouvrir aux progrès de la science et de la cosmétique pour formuler ses inventions.

Le « Vinaigre de Bully », lotion aromatique brevetée pour la toilette et la conservation du teint, gagna une grande réputation dans toute l’Europe et conféra à l’officine une notoriété sans précédent pendant plus d’un siècle.

Restée en sommeil au XXème siècle, l’officine a repris ses lettres de noblesse récemment sous l’impulsion de Victoire de Taillac et Ramdane Touhami sous le nom Officine Universelle Buly (avec un seul « l ») et si vos pas vous portent rue Bonaparte dans le quartier saint Germain, vous ne manquerez pas de tomber sous le charme de cette merveilleuse boutique qui fleure bon la cosmétique d’autant.

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Merci pour ton agréable réponse…

Ma précieuse princesse est une petite fille de 10 ans dont le cerveau extrêmement vif et bien agencé conduit la maman que je suis à devoir adopter vis-à-vis d’elle un comportement qui n’entre pas dans l’affrontement ni dans la discussion stérile mais doit l’amener à se persuader que la décision, murie et réfléchie, vient d’elle, ou tout du moins, qu’elle en devienne évidente et donc acceptée.

Ce qui pourrait être extrêmement usant si elle était dans la provocation, est en fait pour moi une source de ravissement et de sourires intérieurs sans fin, je le reconnais, non pas uniquement parce qu’elle est ma fille, mais parce que je dois l’avouer, je ne connais pas beaucoup d’enfants voire même d’adultes, dotés d’une telle capacité à arriver à ses fins sans heurt ni caprice, ni violence verbale et dans une très juste prise de considération des caractères de chacun.

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Le Perlimpinpin

Tout récemment, mes enfants m’ont remis en mémoire ces mots savoureux prononcés par Emmanuel Macron lors du débat présidentiel qui l’opposait à Marine Le Pen où, docte et imperturbable, le pouce rejoignant l’index et les trois autres doigts pointés vers l’avant, ce dernier la regarda dans la yeux en lui disant : Madame le Pen, votre programme c’est de la poudre de perlimpinpin !

Cette phrase a tourné en boucle dans des clips remixés, découverts cet été par mes enfants, et comme ils sont encore à un âge où ils se lassent malheureusement difficilement de ce genre de plaisir, j’ai du perlimpinpin plein les oreilles.

A bien y réfléchir cependant, cette expression, à la sonorité rigolote et désuète, est juste incroyable surtout quand elle émane de notre président.

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