Les fiancés de Manzoni

 « Vous ne savez donc pas que souffrir pour la justice est notre victoire ? si vous ne savez pas cela, que prêchez-vous, alors ? Qu’est-ce donc que vous enseignez ? Quelle est la bonne nouvelle que vous annoncez aux pauvres ? Qui prétend de vous que vous vainquiez la force par la force ? Il ne vous sera certes pas demandé un jour, si vous avez su mettre au pas les puissants, car de cela, l’on ne vous a donné ni la mission, ni le moyen. Mais il vous sera demandé si vous avez usé des moyens qui étaient entre vos mains pour faire ce qui vous était prescrit, quand même ils auraient eu la témérité de vous l’interdire. Comment ne voyez-vous pas, que si dans ce ministère, le courage vous est nécessaire pour accomplir vos obligations, quelqu’Un vous le donnera infailliblement, si vous le Lui demandez ? Croyez-vous que tant de millions de martyrs eussent naturellement du courage ? Connaissant votre faiblesse, et vos devoirs, avez-vous pensé à vous préparer aux difficultés où vous pourriez vous trouver ? »

Je ne saurais plus dire où j’avais trouvé, il y a quelques mois déjà, la liste des dix livres préférés du pape François, mais parmi ceux-ci, figurait curieusement ce roman du 19ème siècle d’un auteur italien, à ma pomme, totalement inconnu.

« Dis-moi ce que tu lis, et je te dirai qui tu es » est un adage qui je trouve, ne dit pas tout de la personne, mais la dévoile cependant grandement, en ce que les livres qui nous semblent essentiels sont aussi les livres qui nous ont révélés, construits, accouchés, accompagnés, et à ce titre sont une (parmi d’autres) excellente porte d’entrée de connaissance des êtres.

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