Finir sa journée avec le concert de The Divine Comedy

Il y a des matins où on se lève et où on pressent que la journée sera compliquée. Plus de café, votre fille qui vous fait une tête de trois mètres de long sans savoir pourquoi, le métro où votre petite place bien planquée pour bouquiner vous est raquettée par un hurlement « qui me laisse sa place ?», vos chaussures qui sont certes très jolies mais quand il fait 30° vous font mal aux pieds, et l’arrivée au bureau où vous sentez que votre boss a cogité tout le week-end et que la réunion du lundi matin sera tendue.

Et là généralement, le pressentiment devient réalité. Ça se hume, ça se sent, et tel l’orage, on sait que ça tonner mais on ne sait pas trop où la foudre va tomber. On essaie de rester visser sur son fauteuil en restant tranquille en espérant que personne ne vous remarque mais à quatre dans un bureau en étant la seule femme, et deux autres hommes dans les bureaux voisins, et ben c’est comme à la maison, on a toujours besoin de vous parler et vous êtes iiiiiiindispensable.

Car au même titre qu’une femme à la maison sait faire les devoirs, le diner et des lessives en même temps, au bureau c’est pareil : on sait traiter un dossier compliqué, répondre au téléphone, ouvrir la porte et écouter les doléances, et chercher des clés en même temps, et même réparer les pannes informatiques, et le tout avec le sourire exigé car sinon on croit que vous êtes de mauvaise humeur !

Evidemment la foudre est tombée, évidemment on rentre chez soi contrariée, évidemment on attend le moment où les enfants seront couchés pour aspirer à un peu de tranquillité et puis là, ô miracle, vous apprenez que le concert de The Divine Comedy passe en direct sur Arte web.

Irlandais, ce divin Neil Hannon était pour moi un parfait inconnu il y a encore un petit mois, ses fans diront que c’est l’un des plus grands auteurs-compositeurs de pop des dernières décennies, j’ai écouté curieuse de nature et vlan, la foudre est encore tombée mais là c’était un vrai coup de foudre. Et je l’écoute en boucle depuis donc un mois (car quand j’aime, j’y vais jusqu’à l’indigestion).

Tout ça pour dire que la journée ne sera pas dans les annales des meilleurs moments de l’année mais qu’en revanche la soirée fut délicieuse, au rythme des merveilleuses mélodies de Neil (j’adore ce prénom au fait). Le bonheur est fait de choses tellement simples au fond…

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