L’intimité de Rembrandt au musée Jacquemart-André

Il y a des endroits où l’on se sent d’emblée merveilleusement bien, surtout quand architecture, décors, histoires, vieilles pierres viennent délicieusement réveiller votre imagination et vous transporter en un rien de temps vers d’autres sphères. Les théâtres en particulier me font cet effet là, mais il y a lieu que j’aime tout particulièrement à Paris qui est le Musée Jacquemart-André.
Hôtel particulier du XIXeme, en retrait du boulevard Haussmann, ce musée fut autrefois la demeure des époux André-Jacquemart, inlassables collectionneurs, et fut légué à la mort de Nelly Jacquemart à l’Institut de France avec pour mission de ne rien y toucher.

On circule ainsi dans le musée comme dans une grande maison qui a conservé son mobilier, ses tableaux, ses objets et c’est absolument fabuleux. Alors quand vous recevez une invitation pour aller voir « Rembrandt intime » (sera-t-il à poil ?), même dans le cadre d’un cocktail professionnel, vous sautez sur l’occasion (et pas sur Rembrandt vous l’aurez compris…).


Et donc, à l’heure où tout le monde a pris la quille pour se prélasser en week-end, j’attends encore au bureau avant de courir au musée. Enfin, on y court intellectuellement, car cocktail professionnel veut dire serrer des paluches, afficher de grands sourires, ne pas se jeter sur les petits fours, choper une coupe de champagne pour se donner bonne contenance et ne pas oublier les bonnes formules qui vont bien : « quel plaisir de vous voir », « quelle joie de vous rencontrer à cette occasion », « je suis … et je travaille avec …., « non il n’est pas là mais il vous envoie ses amitiés »…

Mais en me débrouillant bien, je devrais pouvoir voir l’intimité de Rembrandt, assez rapidement.

Le carton d’invitation ne nous en dévoile qu’un tout petit bout, je ne cache pas mon impatience

Quelques heures plus tard …

De retour de mon cocktaaaaiil, je suis émerveillée, sous le charme, comblée. Car fait extraordinaire, l’organisation était à la hauteur de l’évènement et  des guides étaient présentes dans chacune des salles de l’exposition. Si Rembrandt m’est devenu intime, ce n’est pas tant qu’il était à poil, mais bien parce qu’elles ont su admirablement le rendre vivant à travers ses tableaux et son oeuvre, sa femme Saskia et son fils Titus, tous deux représentés également.

A voir absolument et c’est jusqu’au 23 janvier 2017

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