La liberté intérieure de Jacques Philippe

« Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu »

Ce soir, je voudrais vous parler d’une petite pépite.

Un livre qui vous fait aimer davantage celui ou celle qui vous en a parlé, qui vous dilate le cœur, vous magnifie, vous transcende (j’adore ce mot, on pourrait écrire des tartines sur le verbe transcender, il est magnifique et tellement évocateur).

Un livre de 162 pages à 8,10 €, qu’il serait donc fort dommage de ne pas s’offrir surtout quand on en lit le titre, le clame, y aspire profondément : la liberté intérieure.

Un vaste programme d’une simplicité évangélique au fond, mais les choses les plus simples sont curieusement les plus difficiles à mettre en œuvre.

Comment goûter au vrai bonheur de la vie en dépit des circonstances extérieures, sans se sentir à l’étroit dans notre cœur, telle est la portée de ce petit opuscule qui se résume en quelques mots : l’homme conquiert sa liberté intérieure dans l’exacte mesure où la foi, l’espérance et l’amour se fortifient en lui.

A ce stade, les sceptiques vont me faire un boouuuh, elle va encore nous parler de sa religion, les cathos vont me dire que j’enfonce des portes ouvertes, et je sens qu’à la fin du billet (si vous tenez jusque-là), j’aurais un « j’aime » modeste et pudique et hop on passera à autre chose.

Comme vous auriez tort !

Car il est de notoriété publique et de constat avéré que nous pouvons savoir beaucoup de choses mais ne jamais les vivre, et de mon point de vue, cela fait toute la différence. Autrement dit, nous pouvons être de parfaits compagnons de rhétorique et vivre à côté de ses pompes en pratique. Je le dis d’autant plus facilement que je sais en être un parfait exemple bien trop souvent malheureusement, et qu’écrire des litanies de belles aspirations n’est pas synonyme d’une pratique évidente : le regard et le cœur tournés vers le haut mais les pieds qui s’enlisent dans la boue.

Comme je suis la reine toute catégorie du cerveau qui trépigne, s’agite, fuse, part dans tous les sens tel un Jiminy Cricket juché sur mon épaule, et que la connexion cœur-esprit disjoncte régulièrement, il me faut changer de fusibles assez souvent (ou de bottes, eu égard à la boue, paragraphe précédent).

Donc, pour en revenir à notre livre qui est mon enchantement spirituel du moment, et qui, de surcroit, peut être un excellent cadeau de Noël, voici un petit aperçu de ce que vous pourrez y puiser.

La liberté à acquérir n’est pas tant celle de notre vie quotidienne que celle de notre cœur. « Si nous aimions davantage, l’amour donnerait des dimensions infinies à notre vie, et nous ne nous sentirions plus aussi à l’étroit. »

La liberté véritable consiste ainsi à disposer en toute circonstance, grâce à l’Esprit-Saint,  de la possibilité de croire, d’aimer et d’espérer. Si la liberté s’exerce notamment à travers les choix que nous pouvons opérer, la liberté intérieure permet de pouvoir consentir à ce que nous ne pouvons décider, en l’accueillant avec confiance.

L’apprentissage de cette liberté intérieure passe d’abord par l’acceptation de soi, et ce n’est pas l’étape la plus simple : dire « oui » à ce que nous sommes, le fiat en somme, accepter nos chutes, nos erreurs, nos faiblesses, car Dieu agit dans le réel, à travers notre réalité, et pas dans une perfection projetée : c’est de la faille que jaillit la lumière ….

Ce qui bloque l’action de grâce divine dans nos vies, ce sont moins nos erreurs que l’énergie perdue à s’y morfondre ou à s’en lamenter (bon là c’est le prêtre qui parle, je ne dis pas que c’est aisé … mais un excellent moyen d’arrêter le cerveau de disjoncter si on s’y attèle sincèrement…) et c’est en s’acceptant tels que nous sommes que nous pourrons féconder le réel et changer durablement.

Ce que nous rappelle le père Jacques Philippe, c’est que nous avons droit à l’erreur et que nous ne sommes pas jugés : la Miséricorde qui nous relève sans cesse de notre médiocrité en faisant éclater nos richesses.

A l’échelle humaine, nous pouvons déjà expérimenter la beauté de ce que nous sommes à travers le regard aimant de nos proches. Autant dire que lorsque nous réalisons dans nos tripes la beauté de l’Amour que Dieu porte sur nous, c’est l’apothéose et nous ne pouvons que nous trouver magnifiques, et les autres aussi par voie de contagion.

Grandir indéfiniment sous le regard de Dieu, dans la Foi et la Confiance, tel est finalement le chemin de la sainteté et la source de notre liberté intérieure.

Simple, accessible et sans impact sur le déficit de la sécurité sociale : la plus belle des thérapies à consommer sans modération.la-liberte-interieure

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1 réponse
  1. Etienne MULLER
    Etienne MULLER dit :

    Chère Elvire,
    La manière à la fois simple et chaleureuse dont vous parlez de ce livre montre combien vous en avez saisi l’essence profonde, même lorsqu’on ne l’a pas lu.
    Vous y mettez la douceur nécessaire pour briser les résistances des septiques, et la ferme clarté qui fera taire les cathos blasés ou tout au moins ne leur laissera pas l’échappatoire de ne pas quand même d’interroger un minimum sur leur vie spirituelle et surtout leur immersion dans un réel habité par la Grâce.
    Si c’est bien ce message que délivre cet ouvrage, alors il s’agit, tel que je le ressens, d’une manière de se regarder soi et de regarder les autres et tout ce qui nous entoure avec le Regard que pose sur nous l’Auteur de la Miséricorde, qui nous dit : Je t’aime au-delà de ce que tu pourras jamais imaginer, et bien que tu ne le puisses, Je t’invite à en vivre ici et maintenant de toute ton âme, de toutes tes forces, de tout ton coeur, parce que tu n’as pas besoin d’attendre d’être devenu parfait pour t’en sentir digne, comme si tu étais déjà près de Moi, pour toujours, dans la Joie et la Louange, c’est à duire dans la liberté totale et éternelle du Royaume.
    Si l’Amour consiste (entre autre) à se connaître soi-même parce que l’on est reconnu par un Autre à qui rien de ce que vous êtes n’est étranger, alors ce livre parait nous en donner la certitude.
    Merci, chère Elvire, pour le beau témoignage d’espérance que vous nous donnez en nous partageant cette belle et lumineuse lecture.
    Fidèlement vôtre.
    Etienne

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