Un air de famille

Qui se souvient du film culte Un air de famille, réalisé par Cédric Klapisch en 1996, ne pourra qu’éprouver un immense plaisir à retrouver cette pièce qui se joue actuellement au Théâtre de la Porte Saint Martin.

Pour mémoire, ce film était inspiré de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, deuxième pièce du couple d’auteurs après Cuisine et dépendances , pièces qui non seulement ont connu un immense succès populaire au début des années 90 mais ont obtenu chacune le Molière du meilleur spectacle comique (respectivement en 1992 et 1995).

Cuisine et dépendances a également fait l’objet d’un film réalisé en 1992 par Philippe Muyl.

Ces deux pièces, remises en scène par Agnès Jaoui, s’alternent en ce moment au Théâtre pour notre plus grand bonheur.

Catherine Frot a laissé la place à la non moins talentueuse Léa Drucker, Catherine Hiegel succède avec brio à Claire Maurier, Grégory Gadebois, Laurent Capelluto, Jean-Baptiste Marcenac et Nina Meurisse n’ont pas à rougir également devant les inégalables Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri ou Jean-Pierre Darroussin.

La salle était comble, preuve que les parisiens sortent encore au théâtre.

Les disputes en famille sont toujours un excellent ressort du comique. Elles ne cessent de faire rire… quand elles ont lieu chez les autres.

A noter que le décor, reconstitution du bar « Au père Tranquille » au sein duquel se déroule la pièce, est exceptionnel.

Les critiques parlent d’elles-mêmes.

« Retour gagnant », « intemporel », « toujours aussi drôle et touchant » Le Monde

« On rit beaucoup, on est ému. On admire! Bref, courez-y! » Le Figaro

« Une bande d’acteurs formidables » Le Figaroscope

« Une troupe de choc » Les Echos

« Une troupe de comédiens formidables » VSD

« Double ration de plaisir ! » Elle

 

 

Et le lieu est magnifique.

Quelques mots sur le Théâtre …

Le Théâtre de la Porte Saint Martin (16, boulevard Saint Martin, Paris 10ème)  fut d’abord un Opéra construit en deux mois en 1781, sur décision de la Reine Marie-Antoinette et sous la houlette de l’architecte Lenoir, pour accueillir l’Académie Royale de Musique. Point n’est besoin de préciser l’exploit titanesque que fut la construction d’un tel bâtiment dans des délais si restreints …

Après douze années fastes, l’Opéra tomba dans l’oubli quand l’Opéra réintégra sa nouvelle salle rue de Richelieu (Salle Montansier, sise à l’emplacement de l’actuel square Louvois), pour renaitre quelques années plus tard, en 1802, sous le nom de Théâtre de la Porte Saint Martin grâce à l’acteur Dumaniant qui le racheta au Domaine National.

Le tout-paris y courut tout au long du 1er jusqu’au second empire puis il atteignit son apogée à partir de 1831 en devenant le temple du Drame Romantique.

Il disparaitra en quelques heures sous les flammes de la Commune en 1871, puis renaitra de ses cendres en 1873 grâce à l’architecte Oscar de la Chardonnière.

Avec ses 1 800 places, ce Théâtre ne cessa depuis de renouer avec le succès.

Le 27 décembre 1897 y est fut créé le Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.

 

Il appartient depuis 2001 à Jean-Claude Camus, propriétaire également du Théâtre de la Madeleine.

Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1992.

 

Abonnez-vous pour recevoir mes billets

 

1 réponse
  1. Dom-Dom
    Dom-Dom dit :

    Si j’étais à Paris tu aurais pu me « trainer » voir cette pièce
    et puis … voici un intérêt motivé pour nos vieux immeubles.
    Bravo!

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.