Quand le monde s’emballe …

«Les victoires sont nécessaires aux gouvernements, les défaites aux peuples. Après la victoire, on veut d’autres victoires encore; après une défaite, on veut la liberté et généralement on l’obtient. Les défaites sont nécessaires aux peuples comme les souffrances et les malheurs à l’individu : ils vous obligent à approfondir votre vie intérieure, à vous élever spirituellement.

Dans la vie de chaque homme, il y a un évènement qui le détermine tout entier, détermine aussi bien son destin que ses convictions et ses passions.

Alexandre Soljenitsyne

« Le mensonge est tactiquement planifié contre le dialogue, ce mensonge qui abuse l’homme, qui utilise la fausse propagande, qui exaspère l’agressivité. Le dialogue devient infructueux quand les parties se soumettent à des idéologies contraires à la dignité humaine, qui voient dans la lutte le moteur principal de l’histoire, dans la force la source de la vérité, et dans la discrimination des citoyens entre amis et ennemis la première règle de la politique. Le dialogue n’est pas un effet tactique, mais un effort sincère pour trouver une réponse et pour amener la concorde parmi les souffrances, la douleur et la lassitude des multitudes assoiffées de paix… »

Jerzy Popiełuszko

On dit qu’après le temps de la colère, vient le temps de l’apaisement, puis celui de l’action. Pour ma part, je suis en plein dans le temps de la colère et elle n’est pas prête à retomber.

Nous assistons à l’émergence d’une idéologie folle qui s’emballe et entraine dans son sillage toute une civilisation déjà bien affaiblie. Une idéologie folle qui aux motifs affichés de protection de la vie et de bien commun devient intolérante et discriminatoire pour ceux qui n’y adhèrent pas. Une idéologie folle qui ne souffre d’aucune contradiction et disqualifie sur tous les plans ceux qui par vertu de prudence émettent des réserves ou des oppositions.

Il n’est plus tolérable que dans une indifférence générale, nos élites et ceux qui ont pour mission de conduire nos âmes se couchent ainsi devant cette machine infernale qui n’a qu’une seule alternative : tu adhères ou tu es exclu.

La vertu de prudence est le bras armé de la vertu du courage : elle permet de pouvoir discerner pour prendre des choix éclairés et libres, qui engage tout notre être. La bafouer c’est violer nos consciences et tous ceux qui se taisent et ont le pouvoir de dire non, voire même encourage cette folie, sont coupables.

Cette indifférence générale qui n’est autre qu’une anesthésie de la pensée justifie tous les qualificatifs et anathèmes, toutes les lâchetés, mettant au ban sans appel les messagers et leur message.

Je voudrais dire à tous ceux qui nous inondent de propos ou de beaux papiers sans nuance que s’opposer au pass sanitaire n’est ni un combat indigne, ni la preuve d’un antisémitisme profond, ni ne met en jeu le salut de notre âme, ni n’est le fruit d’un radicalisme effréné ou marque d’un complotisme farouche.

Ce qui est indigne, ce sont les mesures disproportionnées qui sont mises en place.

Ce qui est indigne, c’est de faire de la politique en menaçant, contraignant et invectivant sans cesse.

Ce qui est indigne, c’est de traiter des positifs asymptomatiques comme des malades à enfermer.

Ce qui est indigne, c’est de mettre tout un pays à genou.

Ce qui est indigne, c’est de ne cesser de créer des fractures sociales qui mettront des années à se résorber.

Ce qui est indigne, c’est de ne concevoir le monde qu’à travers des algorithmes, des courbes, des QR Codes au détriment de l’humain et du réel.

Ce qui est indigne, c’est de voir les milliards qui sont en jeu et ne pas pouvoir s’interroger sur l’usage qui en est fait.

Ce qui est indigne, c’est de ne pas investir ne serait-ce qu’une infime partie de ces sommes pour renforcer les hôpitaux.

Ce qui est indigne, c’est de faire de la chasse aux sorcières sur le terrain plutôt que de laisser les médecins soigner.

Ce qui est indigne, c’est de constater impuissants les conflits d’intérêts, les corruptions en tout genre, les mesures de rétorsion.

Ce qui est indigne, c’est de vouloir faire taire les contre-pouvoirs au profit d’une doxa unique réunissant quasiment tous les pouvoirs en une seule main.

Ce qui est indigne, c’est de prendre nos enfants en otage alors même que nous n’avons aucun recul et que tous les signaux sont au rouge.

Ce qui est indigne, c’est de prendre des décisions qui changent tous les 15 jours dans une incohérence la plus totale

 Ce qui est indigne, c’est qu’un président fasse des tik-tok en tee-shirt en parlant avec une légèreté folle de sujets aussi graves.

Ce qui est indigne, c’est de faire d’une partie des citoyens et de leurs enfants des parias de seconde zone.

Ce qui est indigne, c’est de demander à nos concitoyens de jouer sans vergogne et sans aucune légitimité le rôle de contrôleur de l’Etat à qui nous devons produire nos états de santé.

Cette tyrannie de la majorité emporte avec elle les assertions les plus folles, des décisions politiques insensées qui nourrissent nos peurs, nous enferment, nous divisent, jusque dans nos familles, nos amitiés, nos paroisses et nos relations professionnelles. Il n’est plus un dîner, un appel téléphonique, une sortie qui ne nous obligent à se positionner, à se justifier, au prix d’efforts insensés et parfois totalement incompris.

Que ceux qui défendent un modèle de civilisation qui est déjà attaqué de toute part et qui s’effrite chaque jour davantage, ne soient pas majoritairement soutenus est pour moi incompréhensible. Il ne s’agit pas de défendre nos petites vies présentes ou notre petit confort éventuel. Il s’agit de comprendre que ce qui se joue en ce moment n’est pas qu’un problème sanitaire mais bien un enjeu de civilisation. La liberté n’est pas un vain mot, exercer nos intelligences est un devoir, éveiller notre foi est pour le coup une question de salut, et les bafouer sans scrupule pour espérer aller au restaurant ou au cinéma, ou ne pas offusquer le pouvoir en place n’est pas bien. Des professions entières risquent de perdre leur salaire pour défendre leur principe, des quantités de professionnels préfèrent perdre leur privilège plutôt que de cautionner cette politique, des lieux de dissidences se créent un peu partout pour pouvoir vivre selon leurs valeurs, des centaines de milliers de gens descendent dans les rues chaque week-end pour faire entendre leurs voix.

Sont-ce des irresponsables ? Des criminels ? Aux yeux de beaucoup, à les lire et les entendre, la réponse est clairement oui. Doit-on leur pourrir la vie et les mettre en marge de la société ? c’est déjà le cas. Doit-on les considérer comme complotistes, aveuglés, fous furieux ? Personne ne s’en prive.

On veut les faire taire : les pierres crieront.

J’ai envie de pousser un cri ce soir : un cri d’appel viscéral au réveil de la France, de ses élites, de ses penseurs, de ses prêtres, de ses citoyens.

Un cri qui réveille les consciences endormies, qui leur demande de se lever, d’entrer en résistance, avec pour armes la pensée et la foi, une pensée fulgurante et une foi invincible.

La France n’est qu’un petit pays parmi des nations entières, mais elle porte en elle l’essence même du courage, de l’espérance, de la civilisation, de valeurs universelles qui ont fait d’elle un phare pour beaucoup de pays.

Nous n’avons pas le droit de fermer les yeux et d’attendre un monde d’avant qui ne reviendra pas. Il est rare de rendre des libertés quand elles ont pu être si aisément retirées et à l’heure du transhumanisme, de l’intelligence artificielle et du traçage numérique, il y a toutes les raisons de penser que des mesures prises en état d’urgence deviennent la norme, pour ce sujet comme pour d’autres.

Quand la psychose fait dérailler le monde, la victoire appartiendra aux Justes et la Vérité se fera entendre. Dans cette attente, il nous reste qu’à nous accrocher à une seule chose : l’Espérance. Et parce que la pensée précède l’action, en tant que citoyen, nous avons aussi le droit de dire et d’agir. Nous avons le droit, et même le devoir, de dire non.

On ne gouverne pas en maniant la peur. On ne raisonne pas en ayant peur.

Alors courage, et exercez votre vertu de prudence pour défendre un monde qui vous appartient au sein duquel chaque être humain a sa place, dans le respect de sa dignité et de sa sacralité.

4 réponses
  1. Gerardin
    Gerardin dit :

    Menaces, infantilisation, culpabilisation … voilà comment on traite dans ce pays les gens qui ne se conforment pas aux injonctions gouvernementales. Ils osent réfléchir, s’informer, peser le pour et le contre, hors de tout pseudo « complotisme ». Plus bénéfices de la vaccination de masse se réduisent, plus on resserre l’étau autour des réticents. Même si tout le monde ne manifeste pas, nous sommes des millions à mettre en doute la stratégie mise en place pour combattre la Covid.

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