Même les pêcheurs ont le mal de mer de Diane Peylin
« On a beau faire, les choses se répètent, se transmettent, qu’on le veuille ou non, on se fait du mal sans s’en rendre compte. Je n’ai pas voulu tout ça et pourtant… j’ai mal au ventre, moi qui n’ai jamais eu mal au ventre, je n’ai jamais eu mal nulle part, une véritable armure, ma carcasse. (…) J’aurais dû profiter de ce répit et prendre tout ce qu’il y avait à prendre, savourer cette exclusivité. J’aurais dû mais je ne l’ai pas fait, comme tant d’autres choses encore. « J’aurais dû » : ma nouvelle rengaine pour pallier les déchirures de l’existence. (…) J’aurais dû m’accrocher à ce sourire. »
« Tous les hommes ont le mal de père » aurait pu être le titre de ce roman choral.
Sur une petite île volcanique non dénommée où les hommes tirent de la pêche leur moyen de subsistance, trois hommes, grand-père, fils et petit-fils, s’affrontent dans une longue agonie intérieure où la quête de leur père les mure dans leur propre paternité.










