Demain dès l’aube, à l’heure où les âmes s’envolent …

Comme beaucoup aujourd’hui, nos cœurs se sont déchirés en lisant au réveil cette phrase : « Chers amis, nous avons l’immense tristesse de vous annoncer la mort de notre petit Gaspard. Son âme de chevalier est montée au Ciel mercredi 1er février en début de soirée. La peine qui nous habite est immense. Nous vous confions à vos prières et vos pensées, plus que jamais. Nous avons vraiment besoin de vous. Gaspard, mon fils, maintenant, c’est à toi de jouer. Va, cours, vole et console tous ceux qui pleurent. »

Nous sommes nombreux, rassemblés par milliers, à avoir suivi Gaspard, entre Ciel et Terre, atteint d’une maladie dégénérative dont les jours comptés ont été d’une incroyable fécondité, les proches, la famille mais également la foule des inconnus émus et touchés profondément par cette famille si digne, témoignant à travers leur Foi, de cette épreuve si dure.

Il y a des vies qui nous touchent plus que d’autres, des destins qui nous marquent, des combats qui sont des victoires, des départs qui nous transpercent.

Marie-Axelle et Benoit, ses parents, nous ont fait ce cadeau magnifique de partager et offrir leur intimité à travers ce petit garçon, exprimant leurs joies, leurs peines, leurs souffrances, réveillant nos cœurs et nos âmes à la beauté des êtres les plus fragiles, recentrant chacun de nous sur la dignité et l’accompagnement en fin de vie. Ils n’ont eu de cesse de dire et de redire combien Gaspard leur avait appris à aimer, sans limite, sans compter, combien sa vie suspendue à un fil déversait des trésors en abondance sur ceux qui l’approchaient, se laissaient toucher par son être.

Son visage d’ange s’affichait chaque semaine sur nos écrans, et nous l’aimions ce petit Gaspard. Nous attendions de ses nouvelles, heureux des petites améliorations qui s’annonçaient, soulagés qu’il soit encore là pour Noël, le cœur serré quand le fardeau devenait parfois trop lourd, émus par l’attitude si touchante de ses frères et sœurs, épatés par le nombre de message que les internautes leur envoyaient.

Son âme s’est envolée désormais.

Mes enfants dans leur spontanéité m’ont dit « il est avec Maylis »,  leur petite cousine partie aussi trop tôt et dont l’image demeure dans leur petit coin de prières.

Si la Foi ne retire pas la souffrance, elle nourrit cette Espérance de se retrouver là-haut.

J’entendais récemment un papa dire sur un plateau télé parlant de sa fille décédée « je n’ai pas perdu ma fille, j’en suis momentanément séparée »

Alors, à Dieu Gaspard, et prends soin de tes parents et de tes frères et sœurs à qui tu vas manquer terriblement.

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3 réponses
  1. Hugues
    Hugues dit :

    Je n’ose imaginer pouvoir vivre et partager une telle souffrance avec autant de dignité. Oui Elvire s’il est bien une « certitude » c’est que ce petit ange est momentanément séparé de ceux qui l’aiment….
    J’espère de tout mon cœur que ses parents le retrouveront. Billet d’une pudeur admirable. Ou l’Esperance devient une nécessité absolue. Bien triste lecture

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