La la Land de Damien Chazelle

La mort du petit Gaspard m’avait profondément affectée depuis mercredi et j’ai eu le cœur bien lourd les jours qui ont suivi.

J’ai eu toutefois le privilège de pouvoir assister à la messe d’enterrement ce matin, deux heures de cérémonie où les larmes ont inondé les visages, mais une force et une Foi à soulever les montagnes. La messe était magnifique, les chants, les textes somptueux, et ce moment restera longtemps gravé dans mon cœur, faisant partie de ces trop rares occasions de communauté et d’unité spirituelle intense.

L’occasion magnifique aussi de rencontrer quelques amitiés facebookiennes et notamment le frère Hervé Ponsot des Dominicains de Montpellier avec qui j’ai déjeuné et je l’en remercie profondément.

Certaines vies nous illuminent dans leur fragilité et d’autres les embellissent à travers leur talent.

Damien Chazelle est un de ces petits génies qui ne cessent de m’émerveiller et l’on comprend qu’il soit devenu la coqueluche d’Hollywood ces dernières semaines.

A 32 ans à peine, il nous livre des films de très grande qualité et très aboutis. J’avais eu l’occasion de vous parler de Whiplash dans un précédent billet. Il nous revient avec La La Land, un film enchanteur, un ravissement pour les yeux et les oreilles.

Inspiré des comédies musicales des années 60-70, il renouvelle brillamment le genre sur fond de musique jazzy, des chorégraphies délicieusement surannées, le tout servi par un casting exceptionnel, Emma Stone et Ryan Gosling qui sont juste parfaits.

Le synopsis en lui-même n’a rien d’original : « Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sébastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent. Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ? »

Je dirais même à titre personnel que c’est typiquement le genre de scénario qui me ferait fuir.

Mais Damien Chazelle nous offre un petit bijou, tout public.

Elégant, lumineux, un film qui donne le sourire et une bande-originale qui se fredonne et s’écoute en boucle..

Une bouffée d’air frais en ce week-end pluvieux.

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1 réponse
  1. Hugues
    Hugues dit :

    Un moment de légèreté et une excellente recommandation pour tenter d’échapper à la tristesse du départ du petit Gaspard. Délicieusement surrané oui. Merci Elvire

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