Les roses et les épines par Angelo Rinaldi

Chroniques littéraires d’Angelo Rinaldi

« On n’est pas aimés » disait Angelo Rinaldi en 1989. « D’ailleurs, à quoi servons-nous ? » Quelque soit la façon dont est tournée la question, elle n’aboutit qu’à des interrogations.

Être critique littéraire est à la fois un talent et un mal nécessaire. Le talent de découvrir l’oiseau rare, le talent de savoir en parler, le talent de ne pas confondre exigence et élitisme. Et un mal nécessaire qui se heurte à la subjectivité, parfois à une forme de complaisance amicale, qui ne distingue pas avec élégance entre un excellent livre de seconde classe et un médiocre de première classe, regroupe parfois les aigris non publiés.

Les critiques font souvent la pluie et le beau temps, du moins du temps où ils étaient lus. Parfois craints, parfois recherchés, à tout le moins, avoir son papier dans la presse est déjà en soi une forme de reconnaissance.

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