Dans la maison de mon Père de Joseph O’Connor

« J’ai parfois lu que le mouvement national-socialiste était une fraternité. En réalité, c’était une meute haineuse menée par des psychopathes et autres mauvaises gens, montrant autant de loyauté que ces grenouilles venimeuses qui se nourrissent de leurs propres fratries après avoir dévoré tout le reste. Le plus glaçant, c’est le nombre de personnes qui se sont laissé entraîner dans cette voie de leur plein grès. « Se sont laissé entraîner », en réalité, n’est pas une expression suffisamment active. Ont accepté avec un certain enthousiasme de suivre cette voie. J’en suis venu à considérer que la neutralité est le pire des extrémismes ; sans elle, nulle tyrannie ne peut s’épanouir.».

Pour qui a été chamboulé par ce magnifique film La Pourpre et le Noir de Jerry London sorti en 1983, avec Grégory Peck incarnant la figure du père Hugh O’Flaherty, vous ne pourrez qu’adorer retrouver cet incroyable personnage sous la plume de Joseph O’Connor.

Car le père Hugh O’Flaherty a réellement existé : prêtre irlandais, attaché au Vatican de 1925 à 1960, il contribua par son action et sous couvert de la neutralité du Vatican, à sauver des milliers de résistants, de soldats alliés et de juifs.

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Thanatose par Frédéric Bécourt

« Dieu n’a pas inventé le mal moral et le péché. Ce n’est pas lui qui a eu l’idée de toutes les souillures et les abominations, les mépris crachés sur sa propre Face, les trahisons, les luxures, les cruautés, les lâchetés, les méchancetés bestiales, les perversions exquises, les dépravations de l’esprit qu’il est donné à ses créatures de contempler. Elles sont nées du seul néantement de la liberté humaine. Elles sont sorties de cet abîme. Il les permet comme une création de notre pouvoir de faire le rien. Il les permet parce qu’Il est assez fort, selon le mot de Saint Augustin, pour faire tourner tout le mal qu’il nous plaira d’introduire dans le monde à un bien plus grand, – caché dans le mystère de la transcendance et dont rien dans la nature ne nous laisse conjecturer en quoi il peut bien consister. L’homme de foi, pour avoir un soupçon de sa grandeur, et s’en émerveiller, mesure la grandeur du mal qu’un tel bien surcompensera. » Jacques Maritain.

Adepte des romans qui flirte entre le réel et la dystopie, l’auteur de Un Vent les pousse que nous avions chroniqué ici, nous revient avec un troisième ouvrage dont le titre, Thanatose, ne manque pas de nous interpeller.

La 4ème de couverture, est à ce titre assez explicite sur le contenu de ce roman : « Retrouvé gisant parmi les victimes d’une fusillade en plein Paris, Guillaume est d’abord déclaré mort avant de se réveiller, quelques heures plus tard, à l’hôpital. À l’évidence, il n’est pas blessé, ni même inconscient. Il semble seulement s’être absenté de son corps.  Selon l’un de ses amis biologistes, ce phénomène étrange s’apparente à un mécanisme de défense observé uniquement chez quelques espèces animales : la thanatose. »

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