J’ai besoin d’air, C’est pour ça que je fume

Il en est des spectacles comme des livres : certains vous éblouissent, d’autres vous transforment, et ce sont rarement les plus connus qui sont les plus remarquables.

Cette pièce, qui se joue en ce moment encore pour quelques dates au Théâtre de la Croisée des Chemins, mérite vraiment le déplacement.

D’un sujet encore trop tabou qui est celui de l’inceste dans les familles, Clémence de Vimal tire de son histoire personnelle une œuvre théâtrale qui traite avec intelligence et finesse ce qui relève de l’indicible. Il suffit de voir la réaction du public à la sortie et son besoin d’échanger quelques mots avec la comédienne, un bref instant ou plusieurs heures, pour comprendre que ce spectacle fait œuvre salutaire.

Cette force qui se dégage de la pièce et son caractère saisissant tiennent tout à la fois de son sujet qui ne peut laisser évidemment indifférent que du talent remarquable de la comédienne qui en 1h15 réussit le pari fou, seule en scène, de nous présenter une galerie de personnages qui nous font osciller du sourire aux larmes, et qui nous rejoignent tout un chacun par une phrase, une séquence, un regard.

Un spectacle pétri d’espérance, avec une scénographie d’Agnès de Palmaert incroyable, et dont on ressort avec le sentiment d’avoir vécu un instant de grâce.

1 réponse
  1. ht
    ht dit :

    Il est des moments plus marquants que d’autres. Quand les moments sont en plus l’occasion de rencontres bouleversantes et solaires …
    Bravo Mme la présidente

    Répondre

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