Prendre du plaisir avec ses enfants

De la joie des moments partagés

Quand je suis devenue maman, il m’est apparu assez rapidement que le meilleur moyen de passer de bons moments avec ses enfants, quel que soit leur âge, c’est de vivre ensemble des instants que j’appelle dans mon jargon des moments de qualité (jargon qui est en fait issu des « Langages de l’amour » de Gary Chapman).

La culpabilité étant un sentiment que nous, les femmes en particulier, avons tendance à transformer en notre meilleure amie (ou ennemie d’ailleurs) tant la pression d’être bonne épouse, bonne mère, bonne amie est forte, sentiment généralement décuplé quand on travaille en plus et à plein temps, il devient vite une question de survie de s’en débarrasser rapidement. Ou à défaut de s’en extraire totalement, de limiter son impact sur nos actions quotidiennes.

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Mes cadeaux du Ciel

S’il y a bien une chose qui reste pour moi une source d’émerveillement permanent, ce sont mes enfants.

Étant habituée à vivre entourée de familles aux nombreux enfants, et ayant eu moi-même quatre frères et sœurs, les enfants m’ont toujours semblé quelque chose de très naturel et plus jeune, je ne m’imaginais pas autrement qu’entourée de bambins.

Peut-être que si leur venue au monde n’avait pas été aussi spectaculaire, mon rapport à mes enfants aurait été très différent. Mais outre le fait qu’au final il ne nous a pas été si facile que ça d’avoir des enfants, il est fort probable qu’à une autre époque ils n’auraient jamais vu le jour. Enceinte, j’ai manqué de les perdre plusieurs fois, entre hôpital et maison, il a vite fallu que je reste alitée.

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Les RTT de 18h

Nous les femmes,

Nous avons beau arriver plus tôt au travail, déjeuner devant nos ordis avec un sandwich, réduire les pauses cafés, être ultra efficaces et organisées, travailler de chez soi le soir et le week-end si nécessaire, il y a toujours un moment, en fin de journée, où à l’heure de plier bagage pour retrouver votre marmaille certes adorée mais énergivore, vous êtes l’heureuse bénéficiaire de la phrase choc d’un petit malin qui vous dira : tu as posé un RTT, j’espère.

Et là en général, vous vous sentez muter en une harpie de base : vous avez des envies de meurtre, vous vous retenez de lui cracher au visage, de lui lancer le premier bibelot qui vous passe sous la main, de l’injurier. Mais comme vous êtes civilisée, et qu’on vous a tellement rabâché que les femmes n’ont pas d’humour, que certes il est vrai que vous n’en avez pas surtout sur ces sujets mais vous refusez de le reconnaitre, vous affichez un sourire crispé, qui se veut décontracté et détaché, vous nouez dignement votre foulard autour du cou, vous mettez vite vos affaires dans votre sac à mains et vous bégayez un « heu …. A demain », en vous dirigeant à pas mesurés vers la sortie.

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Il y a un temps pour tout

« Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps. Dieu a mis toute la durée du temps dans l’esprit de l’homme, et pourtant celui-ci est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite, du début jusqu’à la fin. » (Qôhélet 3,11)

A côté de mes bureaux, il y a une paroisse qui s’appelle Saint Philippe du Roule. J’y ai mis timidement les pieds l’année dernière juste après avoir démarré mes nouvelles activités professionnelles dans le quartier, jusqu’à devenir totalement saisie par la spiritualité des lieux et la Foi rayonnante de son curé. Et j’ai été doublement impressionnée par l’assiduité des fidèles, notamment à la messe du vendredi midi qui est consacrée et animée par les professionnels du quartier, où la ferveur est grande et le nombre de participants toujours important, compte-tenu d’une messe en semaine et d’un quartier plus bureau que résidentiel.

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Glace à la menthe ou glace à la menthe ?

Je partage avec ma fille une passion commune depuis toujours, une passion qui a dû passer dans ses gênes quand elle était dans mon bidon, une passion quasi exclusive, une passion rafraichissante, une passion de vacances, une passion d’été comme d’hiver,  une passion culinaire : la glace à la menthe.

Certains ont leur madeleine, nous c’est la glace à la menthe. Mais ce qui est assez hilarant, c’est que si je puis me permettre, o sacrilège, quelques infidélités mises sur le compte de la fantaisie, pour ma fille qui, je le rappelle n’a que 9 ans, c’est absolument inconcevable. Vis-à-vis de la glace à la menthe, elle est d’une loyauté à toute épreuve, d’une fidélité qui frise la vertu, d’une intransigeance rare.

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En 2001

Un jeu entre amis de facebook m’a attribué l’année 2001 pour raconter mes souvenirs…

En 2001, j’avais 22 ans.

J’ai obtenu cette année-là ma maitrise de droit à Assas et je suis partie ensuite une année à la faculté de Bordeaux pour un DEA de droit la propriété intellectuelle et artistique car je rêvais depuis longtemps de travailler dans le milieu de la culture en tant que juriste. Ce qui malheureusement ne fut jamais le cas, car le secteur me fut fermé, et le statut précaire d’intermittent du spectacle ne me satisfaisant pas, je décidais alors de refaire au bout d’un an, un autre DESS, de droit immobilier cette fois-ci, à ASSAS encore.

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Les réunions de parents d’élèves

Les réunions de parents d’élèves : microcosmes de vie en société

Hommage à mon amie Cécile

Assister à une réunion de parents d’élèves/professeurs, même en classe de CM1, c’est maitriser l’art de ne pas devenir dingue ou de trépigner sur sa chaise en toute discrétion.

Je ne parle pas des maitresses qui, prenant les réformes, les contraintes, les classes surchargées, les plans vigipirates de plein fouet, sont le plus souvent dévouées et dignes d’admiration.

Non, non, je parle des parents dont je n’ose douter que s’il y avait une caméra cachée, ils seraient les premiers à rire d’eux-mêmes et à s’écrier, « au secours, dites-moi que je ne suis pas comme ça ! ».

Et ben si, car pendant cette heure de réunion, c’est de l’avenir de nos enfants dont on parle, nos enfants si fragiles, si sensibles, si peu prompts à l’effort, si géniaux, si fatigués, si occupés et ne supportant aucune contrainte.

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Quand le bonheur se résume à 1,3 sur 20 ans

Je travaille dans un secteur où les qualités humaines ne sont pas les plus recherchées. Non pas que bienveillance, courtoisie, chaleur, rigolades ne sont pas au rendez-vous, mais on vous valorise davantage sur vos performances et votre chiffre d’affaires que sur la qualité de votre âme ou la densité de votre vie spirituelle, et l’épaisseur de votre compte en banque est le meilleur baromètre pour mesurer votre réussite dans la vie.

Sur ce critère, ma vie je l’avoue est totalement foutue, si l’on en juge par la rapidité avec laquelle les chiffres qui apparaissent en fin de mois sur mon compte internet diminuent à la vitesse de l’éclair, et ce aussi rapidement que le compteur du téléthon augmente au fil des heures.

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Dans les yeux de son père

Il m’est apparu pendant longtemps que je ne serais jamais à la hauteur des attentes intellectuelles de mon père quand pendant des années il m’a semblé entendre dans nos échanges « ma fillote, ce que tu dis n’est pas dénué d’intérêt mais la question est mal posée » ou « ma fillote ce que tu dis est intéressant si ce n’est que le postulat de base est erroné ».

Je m’en suis posée des questions et cherché des postulats de base qui donneraient du fondement à mes propos. Je m’en suis farcie des bouquins qui me permettraient de comprendre la quintessence du raisonnement thomiste, le génie d’un Thibon, la beauté de la langue latine, la « vraie » vie de Louis XVI… j’avoue que par découragement j’ai lâché prise sur l’importance de la symbolique, les encycliques et que sais-je encore, tout autre sujet dont je ne nie pas ni l’attrait ni l’intérêt mais ne deviennent passionnants que lorsqu’ils sont accessibles ou partagés.

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De l’indigence de Charité

Je ne sais pas si on doit voir des signes dans chaque mots, rencontres, ou évènements qui surviennent dans nos vies, (j’aurais pour ma part tendance à dire oui en utilisant le terme qui me semble plus approprié de Providence),  mais il s’avère qu’en un laps de temps relativement court deux personnes ont été amenées à parler devant moi du sens du mot Charité, l’une en employant un terme que j’ai trouvé criant de vérité « l’indigence de Charité » et l’autre en nous rappelant l’impérative nécessité de pratiquer « le tact de charité » en famille, au nom de la vertu de Vérité.

Le contexte de ces échanges me fait dire qu’en l’espèce je n’étais pas personnellement visée (ouf) mais il serait fort prétentieux de croire que dans l’absolu je n’avais pas à réfléchir à ce qui avait été dit et exprimé en ces occasions particulières.

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